Schneider et Bouygues, les deux gagnants de la séance du 30 juillet
L'équipementier électrique a relevé ses perspectives après un semestre record ; le conglomérat a battu les attentes et décroché un contrat majeur en Australie. Deux profils opposés, une même séance.
Le résumé en 60 secondes
- Schneider Electric a bondi de près de 11 % après des résultats semestriels records et des perspectives relevées pour 2026.
- Bouygues a gagné 7,1 % sur une publication légèrement supérieure aux attentes et un contrat majeur en Australie.
- Les deux valeurs illustrent deux modèles différents : l'exposition à un cycle porteur et la diversification.
Sur la séance du 30 juillet, deux valeurs ont concentré l'essentiel de la performance de l'indice. Schneider Electric a bondi de pratiquement 11 % après avoir relevé ses perspectives pour 2026, à la suite de résultats records au premier semestre. Le conglomérat Bouygues gagnait 7,1 %, sur une publication légèrement supérieure aux anticipations des analystes et l'annonce d'un contrat majeur en Australie.
Schneider : le cycle porte le titre
L'équipementier électrique bénéficie d'une demande structurelle qui ne dépend plus de la conjoncture : électrification des usages, centres de données, réseaux. Le groupe avait déjà franchi le cap des 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel pour la première fois, sur une croissance organique à deux chiffres au dernier trimestre de l'exercice précédent. Le relèvement des perspectives confirme que le carnet tient.
Ce trimestre était important pour son histoire boursière.
Bouygues : le mérite de la diversification
Le cas Bouygues est différent. Le groupe additionne construction, télécoms, médias et énergie — une structure longtemps critiquée pour son manque de lisibilité, et qui joue ici en sa faveur : aucun de ses métiers n'est simultanément exposé au même choc. Le contrat australien, dans les infrastructures, sécurise du carnet sur plusieurs exercices.
La séance du 30 juillet
- 13 groupes du CAC 40 publiaient le même jour.
- +11 % environ pour Schneider Electric.
- +7,1 % pour Bouygues.
- +0,9 % pour le CAC 40 et le SBF 120 sur la séance.
Ce qu'il faut surveiller ensuite
Pour Schneider, la question est la capacité à tenir des marges élevées si le coût de l'énergie et des composants remonte. Pour Bouygues, c'est le dossier télécoms : le groupe fait partie, avec Iliad et Orange, du trio qui doit notifier aux autorités de la concurrence son projet de rachat d'Altice. L'issue de cette procédure pèsera plus lourd, à moyen terme, que n'importe quel semestre.
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